Mac Lesggy a pris le contrepied d’une série d’idées reçues sur l’alimentation en affirmant qu’il ne mange pas bio, et ce pour une « raison extrêmement simple »: la dernière grande étude parue en 2025 ne montre, selon lui, aucune différence pour la santé entre les aliments biologiques et conventionnels.
Dans un entretien accordé au journal de 13 heures de RTL, le présentateur a martelé qu’« aucune étude ne l’a jamais prouvé » quand il s’agit d’affirmer que le bio serait meilleur pour la santé. Il a ajouté que, pour la santé des consommateurs, « manger bio ou ne pas manger bio, c’est exactement la même chose ».
Son propos tombe à un moment où le débat sur l’alimentation reste chargé d’idées reçues, entre les promesses du bio, la méfiance envers les produits industriels et les discours sur la détox. En une séquence, Mac Lesggy a choisi de viser plusieurs croyances à la fois, en expliquant qu’il ne nie pas tout intérêt aux aliments biologiques, mais qu’il les situe ailleurs: dans les effets possibles sur la biodiversité locale et le bien-être animal.
Il a aussi rappelé qu’une étude française avait bien associé la consommation de produits bio à une baisse de certains cancers. Mais, selon lui, cette corrélation ne prouve pas un effet direct du bio sur la santé. Les consommateurs de bio sont, a-t-il expliqué, « en général plus riches, plus jeunes, font plus de sport, fument moins, boivent moins que la moyenne ». Autrement dit, a-t-il résumé, ce sont surtout ces habitudes de vie qui expliquent la réduction du risque de cancer.
Le même raisonnement a servi à démonter un autre réflexe très répandu: l’idée que les légumes frais seraient toujours supérieurs aux surgelés ou aux conserves. Mac Lesggy a affirmé que les légumes surgelés conservent presque toutes leurs propriétés lorsqu’ils sont congelés juste après la récolte. À l’inverse, un légume frais peut perdre une partie de ses qualités nutritionnelles pendant la cuisson, tout comme un légume en conserve.
Son message est simple: « Qu’ils soient frais, surgelés, en conserve, l’important c’est de manger des légumes ». Là encore, il ne cherche pas à hiérarchiser les formes de consommation, mais à déplacer le débat vers l’essentiel, c’est-à-dire la présence de légumes dans l’alimentation quotidienne. Cette position bouscule les certitudes des consommateurs qui associent encore souvent le « frais » à une valeur nutritionnelle automatiquement supérieure.
Mac Lesggy a ensuite attaqué un autre pilier du langage bien-être: les produits « détox ». Selon lui, aucun aliment ni aucune boisson ne détoxifie réellement l’organisme. « Tous ces aliments et boissons participent à notre santé effectivement, mais aucun n’a d’action spécifique pour détoxifier l’organisme », a-t-il dit, avant de désigner un seul élément comme véritable « détoxifiant »: l’eau.
Il a également rappelé que le travail de détoxification du corps est assuré en continu par trois organes: les reins, les intestins et le foie. « Nous avons trois organes qui nous détoxifient en permanence: ce sont les reins, les intestins et le foie. Ils travaillent très bien tout seuls », a-t-il souligné.
Ces prises de position prolongent aussi les thèmes qu’il développe dans son livre, Toutes les vérités scientifiques so. En remettant en cause, dans la même intervention, le bio présenté comme plus sain, la supériorité automatique du frais et les promesses de détox, Mac Lesggy a livré un message cohérent: la santé ne se joue pas sur les slogans, mais sur les preuves, les habitudes de vie et, tout simplement, le contenu réel de l’assiette.
