Lecture: Aubagne : le Val’Tram divise déjà La Bouilladisse avant son ouverture

Aubagne : le Val’Tram divise déjà La Bouilladisse avant son ouverture

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À La Bouilladisse, le n’a pas encore commencé à circuler qu’il pèse déjà sur le marché immobilier. dit ne pas parvenir à vendre sa maison, alors que l’ouverture de la ligne qui reliera la commune de l’est des Bouches-du-Rhône à Aubagne approche.

Elle dit que cette vente bloquée l’empêche aussi de finaliser son divorce. Avec son mari, elle a déjà abaissé le prix affiché de 900.000 euros à 749.000 euros, sans succès. « Je n’arrive pas à avancer dans ma vie », dit-elle. « Je suis bloquée ici. »

Le Val’Tram doit relier La Bouilladisse à Aubagne en empruntant l’ancienne ligne ferroviaire de Valdonne. Les travaux ont commencé en 2023 après des années de discussions, et la mise en service doit bientôt changer les habitudes de circulation dans ce secteur traversé par le tracé entre le Chemin de la Ceinture et des maisons le long du Chemin de Trets.

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Pour Chloé, la présence des rails près de sa propriété suffit à faire fuir des acheteurs. « Les gens sont au courant de l’ouverture du tram, donc quand ils voient les rails, c’est rédhibitoire. Ils ne négocient même pas. Ils redoutent le bruit et la population attirée par la gratuité », dit-elle. Elle pense encore devoir baisser son prix, alors même qu’elle craint qu’une telle décote ne reflète déjà la méfiance autour du projet.

Son jugement n’est pourtant pas partagé par tous les voisins. dit n’avoir aucune inquiétude au sujet du Val’Tram et envisage même de le prendre pour aller en ville. Elle voit dans la ligne un service pratique, sans en faire un sujet d’angoisse pour le quartier.

, lui, habite le voisinage depuis 32 ans et dit que le tramway est évoqué depuis bien plus longtemps encore. « Le projet de tramway, on en parlait depuis 20 ans comme le projet de lycée ! », dit-il. À l’heure où l’ouverture se rapproche, il compte monter à bord dès l’inauguration pour l’essayer, « pour faire l’essai », dit-il, avant d’ajouter: « Mais enfin, il ne faut pas être grincheux… »

La future ligne doit fonctionner toutes les 10 minutes aux heures de pointe, un rythme pensé pour relier plus facilement la commune à Aubagne. C’est aussi ce qui nourrit la division locale: d’un côté, ceux qui y voient un atout pour les déplacements quotidiens, de l’autre, ceux qui redoutent les nuisances et l’effet sur la valeur des biens. Chloé, elle, résume déjà le problème à sa façon: tant que sa maison ne se vend pas, son projet de vie reste suspendu à une infrastructure qui s’annonce utile pour certains et lourde de conséquences pour d’autres.

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