Matthew Rhys apparaît dans Widow’s Bay, mise en ligne sur Apple TV le 29 avril, dans la peau de Tom Loftis, le maire d’une petite île réputée maudite. L’acteur gallois, souvent associé aux rôles dramatiques, dit que son agent a dû convaincre les créateurs de la série de le rencontrer, car il n’était pas un choix évident pour une comédie horrifique.
Cette arrivée compte aussi parce que Rhys n’a jamais caché qu’il voulait depuis longtemps un rôle comique, après des années à être identifié à des personnages plus graves. Il dit que The Americans a été le rôle le plus important de sa vie, mais aussi celui qui l’a immédiatement catalogué. Dans Widow’s Bay, il incarne un homme qui fait face à la mort de sa femme tout en élevant son fils, un double fardeau qui donne au personnage une charge bien plus lourde qu’une simple série de frissons.
Rhys décrit d’ailleurs la méthode de la série comme un pari de ton très précis. Hiro Murai et Katie Dippold lui ont expliqué que tout devait être joué comme un drame pour que l’humour et l’horreur prennent. « ce n’est pas une comédie, ce n’est pas de l’horreur, c’est un drame, et il faut le jouer comme un drame pour que le comique et l’horreur fonctionnent », a-t-il dit, résumant une logique qui repose sur le sérieux des personnages plutôt que sur des effets appuyés. La série, présentée comme un récit d’horreur avec une veine humoristique, mise donc sur ce décalage pour tenir sa promesse.
Ce choix arrive à un moment où Rhys continue de naviguer entre plusieurs tournages. Il a terminé la saison 2 de Presumed Innocent avant l’entretien et, en 2025, il a aussi joué face à Claire Danes dans The Beast in Me. Ce va-et-vient confirme une trajectoire qui reste dominée par le drame, même quand l’acteur cherche à s’en écarter.
Il y a toutefois une tension simple dans son passage par Widow’s Bay: Rhys dit vouloir revenir pour un deuxième chapitre, mais aucune reconduction n’est confirmée dans les faits fournis. Pour l’instant, la série disponible depuis le 29 avril lui offre surtout une première chance de casser l’étiquette qui lui colle à la peau, celle d’un interprète façonné par 11 ans de figurations pour la au pays de Galles, puis par des rôles qui l’ont rendu immédiatement reconnaissable. Le pari de Widow’s Bay est donc aussi le sien: montrer qu’un acteur que l’on pensait rangé dans une seule case peut encore surprendre sans quitter le registre qui l’a fait connaître.

