Lecture: Smop Sopk : le SOPK change de nom après 14 ans de travail

Smop Sopk : le SOPK change de nom après 14 ans de travail

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Le syndrome des ovaires polykystiques porte désormais un nouveau nom: syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. L’annonce officielle a été faite mardi 12 mai au , à Prague, et publiée dans la revue .

Ce changement concerne une maladie qui touche une femme sur huit et plus de 170 millions de femmes dans le monde. , qui a dirigé le processus, a résumé le problème en soulignant que l’on sait désormais qu’il n’existe en réalité aucune augmentation des kystes anormaux sur l’ovaire, et que les différentes caractéristiques de cette affection ont souvent été sous-estimées.

Le terme syndrome des ovaires polykystiques avait été établi en 1935, à une époque où l’on croyait que les kystes visibles sur les ovaires étaient au centre de la maladie. Les recherches menées depuis ont montré que ces prétendus kystes étaient en fait de nombreux follicules immatures dont le développement était incomplet. En 2023, l’équipe de Teede avait déjà publié une série de recommandations internationales pour améliorer l’évaluation et la prise en charge du SOPK, dans un effort pour mieux encadrer une affection décrite comme la première cause d’infertilité féminine.

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La maladie touche la fonction ovarienne et le métabolisme, avec une production excessive d’hormones androgènes et une hausse de la testostérone chez les femmes concernées. Les symptômes cités vont des troubles de l’ovulation à l’hyperpilosité, présente dans 70 % des cas, en passant par l’acné et l’alopécie. Elle augmente aussi le risque de maladies métaboliques comme le diabète et les maladies cardiaques. Le nouveau nom, qui a mis 14 ans à émerger au terme d’une collaboration entre plus de cinquante sociétés internationales et groupes de patientes du monde entier, est présenté comme un moyen d’améliorer la reconnaissance, le diagnostic et le suivi à long terme.

Teede a dit qu’il était déchirant de constater le diagnostic tardif, la sensibilisation limitée et les soins inadéquats prodigués aux personnes atteintes de cette maladie négligée. C’est précisément là que se joue désormais l’enjeu: en abandonnant un nom qui a longtemps induit en erreur médecins et patientes, la communauté médicale espère faire entrer la maladie dans une ère de prise en charge plus précoce et plus juste.

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