Lecture: Lea Drucker parmi les signataires appelant à protéger les artistes face à l’IA

Lea Drucker parmi les signataires appelant à protéger les artistes face à l’IA

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a estimé mardi 12 mai qu’Hollywood devait apprendre à composer avec l’intelligence artificielle plutôt qu’à la combattre, affirmant qu’il fallait « trouver des moyens de travailler avec elle ». Lors d’une conférence de presse, l’actrice américaine a défendu l’idée que résister à l’IA ne ferait qu’alimenter la résistance, tout en rappelant que la technologie ne pourrait jamais remplacer l’essence humaine de l’art.

« L’IA est là », a résumé Moore, pour qui la bataille contre ces outils est perdue d’avance. Elle a décrit la question comme « complexe » et dit voir aussi « des aspects beaux » dans l’usage de l’intelligence artificielle, avant d’ajouter: « Je ne connais pas la réponse. J’aurais donc tendance à dire probablement non. »

Ses propos s’inscrivent dans un débat de fond qui agite l’industrie du divertissement depuis des mois. En février, près de 4 000 acteurs ont dénoncé un « pillage en règle » du secteur et réclamé une protection juridique plus forte pour empêcher que leur travail soit utilisé pour alimenter des modèles d’IA. Parmi les signataires de cette tribune figurent , , Franck Dubosc, José Garcia, Léa Drucker, Élodie Bouchez et Karin Viard.

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La tension autour de ces usages ne se limite plus aux déclarations publiques. a déposé des clips vidéo de son image et de sa voix auprès du afin de prévenir toute utilisation abusive par des outils d’IA, signe que certains artistes passent déjà à la défense active de leur identité numérique. Le débat porte donc à la fois sur la création, le contrôle et la propriété des visages et des voix à l’ère des machines.

Moore ne ferme pas la porte à la technologie; elle dit au contraire qu’il faut chercher à collaborer avec elle. Mais sa position dit aussi l’essentiel de ce que nombre d’acteurs et d’actrices redoutent encore: si l’IA peut accélérer, imiter ou amplifier, elle ne peut pas produire cette part d’âme qui, selon elle, fait la valeur d’une œuvre. C’est précisément là que se joue, aujourd’hui, la prochaine étape du rapport entre Hollywood et l’intelligence artificielle.

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